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Purcell

Purcell

Thomas Preston ( ? – c.1653) : Upon La Mi Re
Henry Purcell (1659-1695) : A New Ground : Here the Deities Approve
Nicolas Matteis (c.1650 – c.1714) : Aria Amorosa  Ayres for the violin (1676)
John Eccles (1668 – 1735) : « I burn, I burn » The Comical History of Don Quixote, part 2 (1694)
Anonyme : Forth from the dark and dismall Cell
John Coperario (c.1570 – 1626) : Coperario, or Gray’s Inn / Fool’s Maske , Masque of the Inner Temple and Gray’s Inn (1613)
Henry Purcell (1659-1695) : « Let the Dreadful Engines » The Comical History of Don Quixote, part 1 (1694)
James Hart (1647 – 1718) : « Dorinda’s Song » The Tempest (1667)
Henry Purcell (1659-1695) : The Plaint – O, let me weep !
Henry Lawes (1595 – 1662) : Symphony
Henry Purcell (1659-1695) : « From Rosie Bow’rs » The Comical History of Don Quixote, part 3 (1695)
Henry Purcell (1659-1695) : Jigg
Henry Purcell (1659-1695) : « Though my mistress be fair »  Orpheus Britannicus (1698)
Henry Purcell (1659-1695)l : Hornpipe
Daniel Purcell (1664 – 1717) : Morpheus, thou gentle God
Nicolas Matteis (c.1650 – c.1714) : Aria for the flute
Henry Purcell (1659-1695) : « You say ‘tis Love, a Dialogue »  King Arthur (1691)
Henry Purcell (1659-1695) : An Evening Hymn
Nicolas Matteis (c.1650 – c.1714) : Diverse Bizzarie Sopra la Vecchia Sarabanda Ayres for the violin (1676)

 

 

« I burn, I burn, my brain consumes to ashes… »
Ainsi commence la première Mad Song de ce programme. Une femme, délaissée par son
amant, se consume de rage et de tristesse, et perd peu à peu la raison.
Ces airs de Folie sont nombreux dans la musique de scène anglaise du XVIIe siècle. Ils
deviennent une véritable mode pendant les dernières décennies : le plus souvent chantés par des
personnages féminins, ils permettent aux actrices – nouvellement arrivées sur les scènes
londoniennes – de montrer leurs talents, de la virtuosité vocale à l’intensité dramatique.
Le public de cette époque est friand de ces démonstrations débridées et hautement
expressives – tout comme les auteurs et compositeurs anglais, qui ne cachent pas leur fascination
pour les troubles de l’esprit. C’est d’ailleurs une pratique courante à Londres – perpétuée jusqu’au
XIXe siècle – que d’aller, le dimanche, se promener en famille à l’asile de Bedlam, où pour
quelques pièces on peut rendre visite aux lunatics enchaînés aux murs.
Les différents degrés de la Folie, de la mélancolie à la frénésie, sont exploités dans les Mad
Songs de ce programme. Elles sont toutes les trois tirées de la musique composée pour The
Comical History of Don Quixote, une comédie de Thomas D’Urfey.
La plus courte, I burn, I burn…, composée par John Eccles, fut chantée pour la première fois
par Anne Bracegirdle, une des actrices les plus connues de son temps. Celle-ci eut un tel succès
grâce à cet air qu’elle ne voulut plus interpréter que des pièces composées par Eccles durant le
restant de sa carrière. A cette époque, tous les acteurs étaient formés au chant, mais Bracegirdle
était plus connue pour ses talents d’actrice, et cet air lui a sans doute permis de déployer tout son
potentiel dramatique.

Let the dreadful engines…est une des rares Mad Songs à avoir été composé pour un
personnage masculin. On considérait en effet que les femmes, plus sentimentales et gouvernées
par leurs émotions, étaient plus enclines aux troubles de l’esprit que les hommes. Dans Don
Quixote, c’est donc Cardenio, délaissé par son amante, qui devient fou, ce qui dut paraître très osé
à l’époque. Purcell tire pleinement avantage de cette occasion d’écrire un air de folie pour
baryton, et exploite pleinement les possibilités vocales et expressives qu’une tessiture grave peut
offrir.

Probablement la Mad Song la plus interprétée de nos jours, From Rosie Bow’rs est la
dernière pièce écrite par Purcell, comme indiqué dans le titre de l’air : « This was the last song
that Mr. Purcell set, it being on his Sickness ». Les différents affects sont indiqués dans la partition,
au début de chaque section, ce qui nous permet de suivre les brusques changements émotionnels
du personnage : Love, Gayly, Melancholy, Passion, Frenzy…
Nous avons choisi d’entourer ces Mad Songs d’airs vocaux et instrumentaux décrivant
également les causes et les effets de l’amour, de façon moins extrême mais tout aussi expressive.
Dorinda’s Song et O, let me weep déplorent également le départ de l’être aimé, tandis que le duo
You say ‘tis Love…nous présente l’entreprise de séduction d’un homme sur son amante, qui hésite
à se livrer à l’amour. Though my mistress be fair, quant à lui, nous présentera les mérites
comparés de l’amour et…de la boisson !
Les airs et pièces instrumentales exprimant les affects amoureux ne manquent pas dans le
répertoire anglais de cette époque, et la flûte à bec, instrument mélancolique par excellence, est
très souvent présente, en soliste comme en accompagnement. Nous avons donc sélectionné de
petits airs qui viennent entrecouper les pièces vocales. Musiques de masques du début du siècle,
airs amoureux du violoniste Matteis ou grounds (pièces construites sur une basse obstinée)
viendront faire contrepoint aux pièces chantées.

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